1440 Views |  1

> 2 avril au 31 décembre / Vous Connaissez la chanson ? Une histoire de la chanson française au Musée de Nogent-sur-Marne (94)

Affiches, journaux, photographies, objets mais aussi chansons à écouter sur place : l’exposition évoque la chanson française sous toutes ses formes, de façon chronologique. La Belle Epoque avec la co-existence des cafés-concerts et du cabaret, plus intimiste. Puis les fameuses « revues » apparaissent. Après la Première Guerre, le fox-trot et le charleston font sensation. Le cabaret se distingue du music-hall : la chanson y est plus exigeante. Dans les années 1930, le swing marque la chanson française tandis que, parallèlement, la chanson réaliste s’impose. Sous l’Occupation, certaines chansons glorifient Vichy tandis qu’une « guerre en chansons » contre l’ennemi s’organise à Londres. Les Zazous incarnent une « insolence » à contre-courant. Après-guerre, la jeunesse veut s’amuser. A Saint-Germain-des-Prés, dans les clubs, le texte prime sur la musique. Aux Trois Baudets défilent les artistes qui bouleversent le paysage de la chanson. Mais la chanson traditionnelle connaît de beaux jours et l’opérette, un succès immense : l’exotisme est apprécié dans la grisaille de l’après-guerre ! Le rock enthousiasme la jeunesse dès les années 60. Le yéyé, à la mode chez les jeunes, est moins révolté. Certains chanteurs préfèrent s’en démarquer. Brassens, Ferré, Brel sont au faîte de leur carrière. Mai 68 ne suscite pas de chansons emblématiques, mais des titres comme L’Amour avec toi (1966) ou 69 année érotique participent à l’évolution des mœurs. Les comédies musicales comme Hair et le Big Bazar et l’influence du mouvement hippie. Les années 70 et le triomphe de la « variété » tandis que de nombreux chanteurs publient des albums soignés. On évoque une « nouvelle chanson française » avant que n’apparaissent, à la fin de la décennie, le punk et le disco.   Photo collection J. Capelle.

Où ? 36 bd. Gallieni, 94 Nogent-sur-Marne. 
+ d’info 01 48 75 51 25 et www.musee-nogentsurmarne.fr